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Le « renouveau des maîtrises »

 

S'il est maintenant admis de parler du renouveau des maîtrises impulsé par le ministère de la culture à la fin des années 1980, il faut s'entendre sur les mots. Les maîtrises, on l’a vu, n'avaient en effet pas disparu. Il s'agit plutôt de l'introduction d'une articulation plus formelle et plus officielle entre l'enseignement général et l'enseignement spécialisé, la pierre angulaire du renouveau des maîtrises étant l’aménagement du rythme scolaire. Cet aménagement prend actuellement trois formes :

Maîtrise Notre Dame de Paris
Maîtrise Notre Dame de Paris  

Maîtrise Notre Dame de Paris

1.        Les aménagements d’horaires : il s’agit du fruit de ce qu’on pourrait appeler des « gentlemen agreements » entre co-responsables locaux de l’organisation de la vie du choeur (professeurs, directeur d’école, principal de collège, proviseur de lycée, inspecteurs, professeurs et directeur d’école de musique, clergé le cas échéant…). Là, de fait… tout est possible, d’autant plus que ces « arrangements » font largement appel au principe de la dérogation.

2.       Les « horaires aménagés » : la présence de guillemets indique ici qu’il s’agit d’une « appellation contrôlée », répondant aux textes officiels régissant les « CHAM » (classes à horaires aménagés). Ces textes, actuellement en cours de réécriture, régissent l’adaptation du temps scolaire, et plus particulièrement les réductions d’horaires d’enseignement général au bénéficie des horaires d’enseignement spécialisé.

3.       Le mi-temps pédagogique. Ressemblant aux « sections sport / études » qui permettent à de jeunes sportifs de s’entraîner parallèlement à leur cursus d’enseignement général, cette organisation est dans le cas des maîtrises extraordinairement dépendante d’un croisement de « bonnes volontés conjuguées », Elle est actuellement particulièrement rare (Les Pages de la Chapelle à Versailles ou la Maîtrise de Notre-Dame de Paris en sont deux exemples).

 

Le « renouveau des maîtrises » poursuivait un but aujourd’hui quelque peu oublié : l'exploration d'autres moyens de formation musicale globale que ceux habituellement proposés par l’enseignement spécialisé « traditionnel » (écoles de musique). Très fortement soutenu par Maurice Fleuret et par Camille Roy (alors respectivement directeur et inspecteur de la Direction de la musique et de la danse) et par des membres particulièrement actifs et investis de l’Education nationale, cette politique de renouveau des maîtrises a permis l'engagement de l'Etat et de certaines collectivités territoriales, dans la création ou le renouveau de nombreuses maîtrises.

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