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Le XIXème siècle

 

Durant la Restauration et la Monarchie de juillet, des subventions furent accordées aux maîtrises renaissantes. Mais, en 1883 (République oblige !), un règlement du ministère de l'instruction publique, des Beaux Arts et des cultes réduit considérablement le montant des subventions accordées aux maîtrises, et stipule même que les villes possédant un conservatoire n'auront plus droit à ces sommes. Ce qui conduit de nouveau à la disparition de certaines maîtrises. Malgré tout, dans certaines villes, à l'ombre des cathédrales, selon la volonté du clergé et des paroissiens, un certain nombre de maîtrises pourront se maintenir. D'autres disparurent cependant, pour renaître quelques années plus tard sous une forme bien sûr plus moderne, avec les aléas liés à une structure indépendante des pouvoirs publics, et dans laquelle l'éducation musicale ne sera plus qu'un aspect de l'éducation générale que les enfants recevront. Ces nouvelles maîtrises ressemblaient assez à ce que l'on pourrait appeler maintenant des classes à horaires aménagés. Avec la différence fondamentale toutefois que la préoccupation religieuse formera toujours dans ces maîtrises le fondement de l'éducation.

 

La seconde moitié du XIXème siècle voit une restauration du plain-chant et de la polyphonique palestrinienne. Socialement, les maîtrises créées à la fin du XIXème siècle s'établirent sur des bases rénovées. Ces maîtrises accueillaient des enfants, souvent venus des patronages récemment créés, en établissant une sélection sévère - comme elle se faisait au Moyen-âge - pour en limiter le nombre. Toutefois, on compte en général un nombre d'enfants voisin de trente, ce qui est sensiblement plus important que dans les maîtrises de l'ancien régime, qui accueillaient en général entre quatre et huit enfants (pour les maîtrises les plus importantes).[1]

 

Le « mouvement orphéonique », qui donne naissance aux harmonies, aux fanfares et aux « sociétés chorales » souvent liées à une entreprise ou à une commune, ne crée pas de tradition de chœurs d'enfants.



[1] Ce qui s'apparentait davantage au préceptorat qu'à un système scolaire.

 

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