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L’influence décisive de CharlemagneA la fin du VIIIe siècle, Charlemagne, en homme intelligent, ne se contente pas de simples conquêtes militaires. Son objectif avoué est de reconstruire le Saint Empire Romain d'Occident, pour faire contrepoids à l'Empire byzantin. Mais il ne souhaite pas seulement une renaissance politique : il veut également une renaissance culturelle. Pour parvenir à ses fins, il doit s'appuyer sur les forces existantes structurées de l'époque ; autrement dit, il doit solliciter l'Eglise, qui a pérennisé la continuation du savoir, et favoriser l'évangélisation, l'un des seuls moyens de faire pénétrer la culture au plus profond du tissu social.
Charlemagne est également très conscient de la nécessité d'offrir une éducation aux enfants, futurs ferments de la foi chrétienne, diffuseurs potentiels de la pensée et de la culture occidentale. Dans son capitulaire de 789, Charlemagne précise bien ses volontés : « Que les ministres de Dieu attirent auprès d'eux, non seulement les jeunes gens de condition servile, mais les fils d'hommes libres. Qu'il y ait des écoles de lecture pour les enfants. Que les psaumes, les notes, le chant, le calcul et la grammaire soient enseignés dans tous les monastères et tous les évêchés ».
Dès lors, chaque église a sa maîtrise paroissiale, chaque évêché son école épiscopale, et chaque monastère son institut abbatial, qui rivalisaient d'enthousiasme dans la louange de Dieu, et de savoir dans les disciplines enseignées. Ainsi, on ne peut pas ne pas citer l'Ecole Notre Dame (de Paris) qui développe, dès le début du XIIème siècle, un art nouveau du contrepoint dans lequel va exceller Pérotin (né vers 1200). Plus tard Guillaume de Machaut (ca1300-1377), chanoine de Reims, issu de ces premières écoles épiscopales fut l'auteur de
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