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Du début du IVème siècle à la fin du VIIIème siècle
S’il est courant de dire qu’en France l'histoire des maîtrises se confond avec l'histoire de l'Eglise catholique, il est aussi possible d’affirmer que cette histoire se confond avec l'histoire politique et avec l'histoire de la musique. En effet, du IVème au XVIIIème siècle, pas un chanteur, pas un instrumentiste, pas un maître de chapelle, pas un compositeur, pas un musicien en somme, du plus humble au plus prestigieux, qui ne soit passé par les maîtrises, alors unique lieu de formation[1].
Jusqu'au début du IVème siècle, les chrétiens persécutés n'eurent guère le temps de s'attarder sur l'organisation du chant liturgique ; il fallut attendre l'édit de Milan, en 313, édit promulgué par l'empereur Constantin (lui-même jeune converti), par lequel il reconnaissait aux chrétiens le droit de pratiquer leur religion, et du même coup faisait du christianisme une religion d'Etat.
A partir de cette époque, l'Eglise catholique prit conscience de la nécessité d'organiser la musique des célébrations liturgiques. Seules alors les chanteurs étaient chargés de cette musique. Dès ce moment donc, les papes, à Rome, ont entretenu un corps de chantres spécialement formés au chant des antiennes. Dans ce qui formait | ||||||||||||||||||||||||||